Calanques 2012


A la question : « Tu préfères l’Atlas ou les calanques ? » , j’avais répondu que cela m’était égal, vu que l’un et l’autre me faisaient rêver et m’étaient complètement inconnus, si ce n’est par le biais de reportages photos et télévisuels.

Calanques 2012 {JPEG}Le 27 avril 2012 à 18h07, Delphine, David, Manu et moi prenons le TGV à la gare de Meroux-Moval en direction de Marseille. Nous sommes rejoints à Besançon par Pascal de Baume qui vient compléter le groupe. Dès notre arrivée dans la cité phocéenne, nous avons rejoint le quartier du port pour établir notre camp à l’hôtel Vertigo pour 3 nuits.

Le 28, réveillés par notre guide nous nous affairons pour prendre un train à 8h32 qui nous emmènera en 30 minutes à Carry-Le-Rouet, départ de notre marche du jour qui nous ramènera à Marseille. Une fois que tout le monde a acheté son pique-nique, on se met en route pour une journée qui s’annonce nuageuse, rocailleuse et civilisée…Nous longeons la côte sans trop nous éloigner du niveau de la mer, traversons plusieurs villages (Le Rouet Plage, La Redonne), montons et descendons un certain nombre de marches, mangeons sur la jetée du port de Niolon ; c’est là que les cloques de David se font connaître. Nous continuons avec de nouvelles marches, sans oublier les viaducs ferroviaires en pierre que nous longeons, traversons ou regardons de loin. Nous prenons un peu de hauteur pour rejoindre un fort sur les hauteurs, à l’ouest de Marseille. De là, commence la descente caillouteuse avec vue sur la baie et 2 paquebots qui quittent le port. Il nous reste à longer le bord de mer sur le bitume, jonché ci et là de postes de télévision à l’abandon…pour aller chercher un bus qui nous emmènera sur les derniers kilomètres. Puis, un autre bus nous rapproche encore du but sans payer, car le chauffeur n’avait plus de ticket ! On aurait aimé en prendre encore un autre (de bus), mais le chauffeur de ce dernier n’a pas voulu nous prendre en charge pour la raison qu’on avait qu’à y aller à pieds, parce que ce n’était pas loin !!!
Une bonne douche plus tard, nous voilà frais comme des gardons sur le port à la recherche d’une bière bienvenue, bientôt suivie d’un repas en charmante compagnie (n’est-ce pas les sboubs ?).Allez, au lit, demain « Plus belle la vie nous attend » !

Ca y est, c’est l’heure de repartir ; les boulets de Pascal sont prêts, fortes d’un copieux petit-déjeuner avec du bon café pour certains. Aujourd’hui, c’est Marseille qui est à l’honneur en commençant par la traversée du quartier qui sent bon l’Afrique du Nord par ses marchés plein de couleur…un vrai dépaysement fort apprécié, tous mes sens se sont régalés !Nous grimpons jusqu’à la basilique Notre Dame de la Garde, ou La Bonne Mère, d’où nous profitons de la vue sur la ville. Impressionnés par les innombrables ex voto, nous déjeunons dans un restaurant qui se trouve au sous-sol de la basilique, servis par des religieuses venues de tous horizons. Repus nous repartons à l’assaut de la ville par le quartier du Panier, puis le vieux port pour longer le bord de mer. Nous trempons les pieds et les mollets et profitons des rayons de soleil qui nous réchauffent pour nous allonger un moment sur la plage. Si, si vous avez bien entendu…on a eu le temps de s’allonger !
Faudrait pas trop se laisser aller non plus ; nous reprenons la route pour rallier le magnifique hippodrome qui laissera un souvenir ému à Pascal. Puis comme nous avons bien marché, le retour se fera par la voie maritime.
Redouche, rebières, resouper (rebavette pour super marathonien) et redodo. Demain, lever aux aurores pour une journée dans les calanques entre Luminy et Cassis.

A l’aube du 29, nous nous réveillons de bonne humeur et plein d’entrain : il ne pleut pas, contrairement à ce qu’avait annoncé la météo ! Les pétasses (boulets qui ont pris du grade) sont vite prêtes et nous voilà dans le bus pour 40 minutes environ. Luminy, tout le monde descend, nous faisons 200 mètres et…le déluge s’abat sur nous pendant très longtemps (1heure peut-être) et nous voilà trempés pour le reste de la journée, mais ça, on ne le sait pas encore et l’espoir fait vivre ! Vu les conditions météo, Manu modifie notre itinéraire à la baisse. Nous longeons le bord de mer par le GR 51 en prenant cette fois pas mal de hauteur entre les calanques et le terrain est sportif voire quelques fois vertigineux : nous franchissons des arbres échoués sur le sentiers, traversons des éboulis et escaladons, parfois avec un coup de main bienvenu de Manu, des parois rocheuses dignes de Calanques 2012 {JPEG}Catherine Destivelle ! J’adore !!!!! En plus, la vue, quand il y en a, est à couper le souffle. Je ne vous parle pas de la couleur de l’eau dans les criques. Morgiou, Sugiton, En Vau, Port Pin et Cassis étaient au programme d’une journée ponctuée d’averses régulières, qui nous ont maintenus plus ou moins mouillés de 8h30 à 16h.. Ce qui explique que quand le soleil a pointé le bout de ses rayons vers 16h, dans la calanque de Port Pin, ce fut l’euphorie qui a poussé 2 randonneurs à se jeter à l’eau, froide, mais vu qu’on avait froid depuis la descente du bus on n’était plus à ça près ; au contraire, ça nous a réchauffés. Il n’y avait plus qu’à suivre l’avant-centre de l’équipe d’Ecosse (demandez à Pascal de vous montrer ses chaussettes bleues) pour rallier Cassis et le gîte de l’hôtel du Commerce qui nous a accueillis pour la nuit ; son chef nous a mitonné une bouillabaisse magnifique avec sa rouille et ses croûtons, desquels nos appétits aiguisés n’ont pas réussi à venir à bout. J’allais oublier : avant de passer à table, nous n’avons pas oublié les bières de l’apéro sur une terrasse. Avant de nous endormir, une surprise nous attend : Manu, en super guide, pour nous féliciter pour notre courage et notre abnégation face à l’adversité de la météo avait organisé un feu d’artifice lancé depuis la jetée ! Je vous jure que c’est vrai ! Nous nous endormons plein d’espoir quant au séchage de nos chaussures durant la nuit …

1er mai, fête du travail et première difficulté dans l’organisation de la journée : pas de transport public, il a fallu trouver un taxi, pour nous emmener au col des Anges. De là, nous partons à l’assaut du massif de la Sainte Baume et de ses forêts de romarin et de thym. Le relief est plus calme que la veille, même si le dénivelé est bien présent. Arrivés au presque sommet quelques gouttes de pluie nous rafraîchissent, mais ne nous empêchent pas de rallier le Signal de la Sainte Baume (1147m) à quelques cailloux de là. C’est là que Manu fait craquer une biquette qui n’en finit plus de le lécher, miam ! Ensuite, commence une longue descente sur de grandes marches en pierres lisses et glissantes qui se termine par une montée harassante jusqu’à la grotte, lieu de culte qui abrite une relique de sainte Marie-Madeleine. Nous quittons la grotte et continuons notre descente dans la forêt magnifique pour rejoindre l’hostellerie de la sainte Baume, tenue par des religieux dominicains. L’accueil n’est pas des plus chaleureux, mais nous nous en accommodons, nous avons tellement faim ! Nous nous séparons, les garçons et les filles pour profiter au mieux de ce repas basé sur l’échange et pour permettre aux mâles d’égayer la vie des religieuses…Vous l’aurez remarqué, ce soir pas de bière, mais elle a été copieusement remplacée par le vin de messe…euh, pardon, de table.

Calanques 2012 {JPEG}Dernier matin, nous attendons avec impatience la fin de la messe du matin qui annonce le service du petit déjeuner pour pouvoir partir le plus vite possible ; un long chemin nous attend. Nous partons au pas de course, traversons des champs, longeons des lisières de forêts et passons des gués pour le plus grand plaisir de Manu et de Delphine ! Ouf, nous sommes rapides et engloutissons les kilomètres, ce qui nous laisse le temps de nous poser pour un casse-croûte bienvenu à l’orée d’un bois et de la civilisation (Sainte-Zacharie). Certains poussent même le vice à faire une micro-sieste. Allez, une p’tite bière sur une terrasse ; puis on prend un bus, puis un train et on arrive à la gare saint-Charles de Marseille où on fait quelques emplettes, puis rebières, renversée pour certain (spécialité locale, demandez à Pascal s’il a aimé) et finalement, à 17h12, on monte dans le TGV qui nous ramènera à la vraie vie !

Rébecca